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Faune de l’ile d’Oléron

Que vous soyez à cheval à pied ou en vélo, un promeneur à Oléron peut tomber nez à nez avec nombre d’espèces d’oiseaux et d’animaux. Aux dires des équipes du Marais aux Oiseaux de Dolus d’Oléron, on recense aujourd’hui sur l’île d’Oléron plus de 250 espèces d’oiseaux et 34 espèces de mammifères.

Le site d’Oleron.org propose des exemples de ballades qui vous faciliteront votre approche de la faune d’Oléron. Je me contenterai ici de reprendre ces parcours et de les illustrer avec les espèces que vous pouvez rencontrer sur l’île.

Bien des espèces peuvent être vues sur Oléron sans pour autant être un naturaliste aguerri ! Ne sont cités ici, à que quelques oiseaux et mammifères caractéristiques de ces milieux et susceptibles d’être vus ou entendus par tout un chacun, avec un peu d’attention et en fonction de la saison. Une bonne paire de jumelles, voire une longue-vue, un guide d’identification, et des vêtements de couleur neutre sont conseillés ! Source : oleron.org

La forêt domaniale de Saint-Trojan-les-Bains

En particulier la partie comprise entre Grand-Village-Plage et Saint-Trojan-les-Bains, comme notamment la passe des Bris aux Boulliats.

Rapaces et passereaux à observer :

Le milan noir

Le Milan noir est un rapace diurne principalement charognard et prédateur de petits rongeurs et reptiles. Le Milan noir apprécie également le poisson, et choisira volontiers pour repas des poissons morts ou malades qu’il attrape à la surface de l’eau ou sur les berges.
Cet oiseau est visible sur Oléron mais vous le trouverez presque dans toute la France. Le Milan noir passe l’hiver en Afrique.

Le Milan noir est un rapace diurne principalement charognard et prédateur de petits rongeurs et reptiles. Le Milan noir apprécie également le poisson, et choisira volontiers pour repas des poissons morts ou malades qu’il attrape à la surface de l’eau ou sur les berges. Cet oiseau est visible sur Oléron mais vous le trouverez presque dans toute la France. Le Milan noir passe l’hiver en Afrique.

crédit photo Pratimbiswas

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La buse variable

La buse se nourrit des proies qu’elle guette du haut de son affût. Elle se poste sur un poteau, une haie ou un arbre et scrute le sol, attentive au moindre déplacement. Campagnols et autres petits mammifères des champs représentent l’essentiel de son alimentation. Parfois, elle peut ajouter à son menu, des lapereaux, des jeunes oiseaux, des batraciens et des reptiles.

surnommée la « cossarde » car elle chasse à l’affût, perchée sur un piquet), crédit photo: Lulamy2000

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Le pic épeiche

Le pic épeiche vit dans les forêts et les zones boisées de toutes sortes, les haies d’arbres, les vergers, les parcs et les grands jardins. Le pic épeiche se nourrit plutôt dans les arbres, sur les troncs et les grandes branches. Il peut aussi se nourrir sur le sol, mais c’est plus rare. Il ne s’éloigne jamais des arbres.

crédit photo M_geven
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Le roitelet triple-bandeau

Le mâle est différent de la femelle par la couleur de son bandeau jaune-orange vif sur la tête, alors que celui de la femelle est jaune. On le retrouve assez communément dans tout habitat boisé qui lui convient : forêts de feuillus, forêts mixtes, sous-bois denses, parcs avec buissons, maquis élevés, landes arborées et zones de chênes rabougris à feuilles persistantes. Le roitelet triple-bandeau mange presque exclusivement de la nourriture d’origine animale.

crédit photo: Gimar52

Le geai des chênes

Le geai des chênes est reconnaissable entre tous par son plumage bigarré aux couleurs vives. Le Geai des chênes cageole, cajacte, cajole, cocarde, frigulote, fringote, gajole. Cris rauques et perçants skrrèèik, variant selon la cause de l’alerte. Le geai des chênes possède par ailleurs un large registre vocal et il est notamment capable d’imiter habilement la voix d’autres oiseaux, comme la buse par exemple. C’est un oiseau farouche et difficile à approcher.

crédit photo: Le No

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Le pinson des arbres

Le pinson des arbres mâle adulte a les parties inférieures rosâtres avec le bas-ventre blanchâtre. Le bec est gris-bleu en été et brun clair en hiver. Les yeux sont foncés. Les pattes et les doigts sont brun clair. En plumage d’hiver, le mâle garde les mêmes couleurs, mais plus ternes. Le pinson des arbres sautille sur le sol, récupérant les graines (tombées du plateau de la mangeoire en hiver).  Il marche à pas rapides et courts.

Il est plutôt sédentaire. Le pinson des arbres se nourrit de graines, d’invertébrés tels que les araignées, les chenilles et les insectes. Il consomme aussi de petits fruits.

crédit photo: Toomanytribbles

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Mammifères à guetter à la tombée de la nuit :

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Le renard roux

Le renard roux est un animal nerveux et timide qui cherche à se soustraire aux regards. À l’âge adulte, il pèse en moyenne entre 3,6 et 6,8 kg. Il ressemble à un petit chien élancé, mais contrairement à ce dernier, il a des coussinets plantaires bien velus. L’hiver, le renard roux se nourrit principalement de petits mammifères tels les souris, les écureuils et les lièvres. L’été, son alimentation se compose en particulier d’insectes et de végétation.

crédit photo: Muzophoto

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Le chevreuil

Le Chevreuil mâle est le seul à porter des bois qu’il perd à l’automne. Le Chevreuil mesure 1,20 mètres, et 65 cm de hauteur au garrot. Un mâle adulte pèse 24 kg (de 15 à 30 kg en moyenne), une femelle 22 kg environ.

Le Chevreuil est discret, donc difficile à observer, d’autant plus qu’il est forestier. Le Chevreuil  adulte est sédentaire en forêt, sur un territoire de 30 à 60 hectares qu’il conserve durant toute sa vie. Les mâles ont un comportement territorial de février à août. Ils marquent par frottis et grattis leur territoire. Le Chevreuil est gêné s’il est dérangé de façon répétitive. Son cri est une sorte d’aboiement de chien.

crédit photo: Paul Leb

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Le sanglier

Le sanglier est un animal nomade qui se déplace beaucoup à la recherche de nourriture. Le poids du mâle peut atteindre 150 kg  pour 90 cm au garrot alors que la laie dépasse rarement les 100 kg. Si sa vue n’est pas perçante, elle est compensée par une ouïe très fine et un odorat particulièrement développé.

La denture du sanglier est caractérisée par quatre canines : deux sur la mâchoire inférieure que l’on appelle les “défenses”, et deux sur la mâchoire supérieure, appelées les “grés”. Elles constituent une arme redoutable.

Le sanglier est excellent nageur. Il passe beaucoup de temps à se souiller dans la glaise puis à se frotter au tronc des arbres pour se débarrasser des parasites.

Le sanglier se nourrit de fruits forestiers (glands, faines…), fruits divers (pommes, raisins), racines, tubercules, céréales (maïs en lait puis en grains), de lombrics et de viande (des animaux morts mais aussi de jeunes faons).

crédit photo klick klack

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Le littoral, du Rocher du doux à la Pointe de Bellevue

Comprise entre le Château d’Oléron et Boyardville, cette partie de littoral fait partie de la réserve naturelle de Moëze. Points d’arrêt conseillés en partant du Château d’Oléron car ce sont des reposoirs de marée haute ou des lieux de rassemblement pour la recherche de nourriture : le Rocher du Doux, le chenal, les ports ostréicoles de la Brande, de la Baudissière, d’Arceau et la pointe de Bellevue.

Nombreux sont les limicoles et autres petits échassiers qui viennent chercher pitance sur le platin vaseux qui découvre jusqu’à 3 km à marée basse.

Espèces observables :

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L’huîtrier pie

L’huîtrier pie est un oiseau de rivage. Ce robuste échassier assez trapu est entièrement noir et blanc. Cet habitant du littoral marin marque une préférence pour les rivages plats, les étendues vaseuses des baies et des estuaires mais il fréquente également les côtes rocheuses avec récifs ou les îlots bas couverts d’algues.

Lorsqu’il est en bord de mer, l’huîtrier pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques). Il se révèle particulièrement habile pour ouvrir les coquillages en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle qui les relie. Son menu est complété par des gastéropodes (littorines), des crabes et des vers marins.

crédit photo Amachels

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Le pluvier argenté

C’est le plus grand des pluviers. Sa corpulence, son bec plus fort, sa posture voûtée le distinguent des autres pluviers de taille inférieure. Le mâle nuptial possède un étincelant dessus argenté qui contraste remarquablement avec les parties inférieures noires.

Pendant la période de reproduction, le pluvier argenté consomme surtout des insectes mais également, dans une moindre mesure, des herbes, des tiges et des graines. En hiver, il capture des vers marins, des mollusques des crustacés et occasionnellement des vers de terre et des insectes. Il se nourrit principalement sur les plages et les fonds sablonneux à marée basse.

crédit photo: Alain Maire

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Le bécasseau variable

Le bécasseau variable présente un long bec légèrement arqué et une posture voûtée très caractéristique. En dehors de la période de nidification, les bandes de bécasseau variable rassemblées en quête de nourriture peuvent être constituées par quelques centaines, voir quelques milliers d’individus.

En été, le bécasseau variable se nourrit d’insectes dans les marécages et les landes. Le reste de l’année, il capture une grande variété de petits vers de mollusques. Il affectionne les rochers herbeux tout autant que la vase meuble qu’il sonde rapidement à petits coups de bec.

crédit photo Andy Bright

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Le courlis cendré

Le courlis cendré se distingue par son long bec incurvé vers le bas. Ses longues pattes sont gris-bleu, terminées par 4 doigts, c’est un marcheur. Le plumage est moucheté et strié de gris, roux, brun, fauve et blanc.

A la mauvaise saison, une partie de la population émigre vers le sud, surtout vers la région méditerranéenne. Très farouches, ils se tiennent toujours sur leur garde, et la moindre alerte déclenche leur envol. On les surprend souvent à se battre en plein ciel contre une buse ou parfois des corbeaux.

Son long bec particulièrement adapté à la capture de vers et de mollusques sonde profondément la vase. Il se nourrit parfois de baies et graines et de céréales à l’occasion. Dans les secteurs prairiaux où il niche, le courlis consomme beaucoup d’insectes et de lombrics.

crédit photo I’am a bird

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Le tournepierre à collier

Ce petit échassier d’aspect assez trapu a un plumage bigarré, noir, blanc et marron-roux. La tête et le cou sont noir et blanc, le bec court, noir et un peu retroussé. Le dos noir et marron provoque un contraste harmonieux avec la poitrine noire et le ventre blanc. Le tournepierre à collier est un grand migrateur. Sa migration peut le porter jusqu’en Afrique Tropicale. La population de tournepierres hivernant en France est estimée à 6 000 oiseaux, la plupart résidant en Bretagne.

crédit jvverde

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La bernache cravant

La bernache cravant est une petite oie à peine plus grande qu’un canard colvert. La poitrine, la tête et le cou sont noirs, avec une petite tache blanche de chaque côté en ce qui concerne ce dernier. Son comportement est plus aquatique que les autres oies, c’est une bonne nageuse. La bernache cravant est exclusivement végétarien : il se nourrit d’algues, mousses, lichens en été ; zostères, salicornes, algues vertes, semis de céréales, herbacées en hiver.

Elles  forment des rassemblements de plusieurs milliers d’individus en hiver.

Crédit photo: Philippe Boissel

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Les Salines et la lisière de la forêt domaniale des Saumonards

Les Salines, anciens marais salants transformés partiellement en claires pour l’affinage des huîtres,  sont propices aux promenades paisibles et à l’observation de la faune. Si vous êtes chanceux et observateurs, vous rencontrer plusieurs espèces d’oiseaux.

Depuis Arceau, prendre la petite route communale qui part d’Arceau à la Vieille Perrotine, passer par Boyardville et rattraper la piste cyclable qui longe la forêt jusqu’à la Nouette ; revenir au point de départ en passant par la piste cyclable qui va de Sauzelle à Saint-Pierre d’Oléron puis à Arceau.

Le héron cendré

Grand oiseau gris, majestueux lorsqu’il est debout au repos. Il possède de longues pattes jaune grisâtre ou grises, un long cou et un grand bec jaune grisâtre en forme de dague. Le héron cendré peut avoir des attitudes curieuses. Il peut rester des heures, posé sur une seule patte, complètement inactif s’il n’est pas dérangé. Le héron cendré se nourrit essentiellement de poisson, d’anguilles, de batraciens. Il peut aussi se nourrir de petits mammifères (rongeurs), d’insectes, de crustacés et de reptiles. Il pêche les poissons à l’affût, parfaitement immobile. A la vitesse de l’éclair, son cou se détend et son bec en forme de poignard transperce la victime.

crédit photo Joaquim Antunes

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Le tadorne de Belon

Le plus grand des canards de surface en France. Le mâle et la femelle sont sensiblement identiques. La tête et le haut du cou sont verts, le reste du cou blanc. Le bec est rouge, avec une aspérité à la base chez les mâles. Le tadorne de Belon se nourrit principalement de mollusques, de gastéropodes marins et de crustacés qu’il trouve en tamisant la vase avec son bec. Il complète son régime avec des insectes aquatiques qu’il capture sur les dunes et des matières végétales. Il se nourrit généralement en eau peu profonde, sur les vasières et dans les champs (parfois loin de l’eau).

crédit photo Angelo Zimmitti

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L’échasse blanche

L’échasse blanche a le plumage noir et blanc avec les ailes entièrement noires, ainsi que le haut du dos et l’arrière du cou. A Oléron, vous trouverez surtout l’échasse blanche près des marais, dans les vasières, les lacs peu profonds, les lagunes côtières, les champs inondés et les rizières. L’échasse blanche se nourrit généralement dans les eaux peu profondes, pataugeant et capturant des proies sur ou près de la surface.

photo Froggy Birder

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L’avocette élégante

Limicole assez grand et élégant au plumage noir et blanc. L’avocette élégante à un long cou, son grand bec mince retroussé vers le haut est approprié à sa façon de se nourrir. L’avocette est surtout active à l’aube et au crépuscule mais elle peut également se nourrir au clair de lune. Elle fréquente les marais côtiers mais peut aussi se nourrir au bord des étangs, des prés inondés et des estuaires, souvent moins salins. Elle consomme surtout des insectes aquatiques, des vers et des petits crustacés vivant en eau saumâtre. L’avocette recherche sa nourriture dans l’eau, à l’aide de son bec incurvé et très sensible. Sa méthode est originale : elle entrouve le bec et écume l’eau en surface.

crédit photo f_snarfel

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Le vanneau huppé

Le plumage du dos et de la queue est vert et paraît noir de loin. Le dessous est blanc avec des sous-caudales châtain. Les pattes sont rose foncé, le bec est noir. Les vanneaux huppés se rassemblent en hiver en énormes groupes sur des zones ouvertes, en particulier sur les terres arables et les marais côtiers.

Le vanneau huppé se nourrit essentiellement de coléoptères, de mouches et autres insectes, mais aussi d’araignées, de lombrics, de mille-pattes et d’autres invertébrés. Peut également consommer des graines de pins et aussi des graines de diverses herbacées.

photo Jean Van Holen

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Le chevalier gambette

Le chevalier gambette émet des sons très variés. Il est très bruyant et sert de sentinelle aux autres espèces d’échassiers. Le chevalier gambette parcourt les rivages rocheux, sablonneux ou vaseux, marchant d’une allure aisée et rapide, en picorant à la surface. Il trouve sa nourriture en regardant, et seulement très rarement en fouillant la vase ou le sable. Pendant la période de reproduction, le chevalier gambette chasse des insectes, des vers et des araignées. Le reste du temps, il consomme des mollusques et des crustacés, et parfois des petits poissons et des têtards.

photo Lip Kee

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Le martin-pêcheur d’Europe

Le martin-pêcheur se rencontre au bord des eaux calmes, propres et peu profondes, plutôt en des lieux abrités du vent et des vagues. Son existence reposant sur la capture de poissons en nombre suffisant, le martin-pêcheur doit disposer d’une eau pure et poissonneuse. Malgré leurs vives couleurs, les martins-pêcheurs ne sont pas faciles à voir. Les couleurs métalliques de ses faces supérieures constituent en effet un excellent camouflage lorsqu’il file au ras de l’eau sur ses courtes ailes vibrantes. Heureusement ils poussent des cris distinctifs, émis surtout en plein vol, qui permet de les repérer.

photo Dylan Koller

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La huppe fasciée

La huppe fasciée est un oiseau au long bec gracile légèrement arqué, avec une huppe érectile de plumes roussâtres au bout noir, un dos arlequin teinté de jaunâtre, une poitrine orangée, enfin un vol saccadé et bondissant. La huppe fasciée se nourrit surtout de larves de coléoptères, sauterelles, criquets, papillons, mouches, araignées, vers, limaces, mille-pattes.

Photo joaquim Antumes

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La gorgebleue à miroir blanc

La gorgebleue à miroir est insectivore. Elle se nourrit dans la végétation basse pour capturer des insectes. Quand elle est sur le sol, elle retourne les feuilles et le sol pour exposer les petits invertébrés qui s’y cachent. Elle attrape aussi des insectes au vol. Elle court sur le sol comme une souris. Elle reste cachée, courant sous le couvert. Elle adopte souvent une attitude dressée et peut rester immobile pendant un moment.

photo Julien Laignel

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Le faucon crécerelle

Le faucon crécerelle est un solitaire qui vit en couple uniquement pendant la période de reproduction. Il est souvent posé sur les arbres, les pylônes ou les fils électriques, et il est rare de le voir posé au sol, excepté quand il capture une proie. C’est un oiseau très agressif, attaquant ses proies avec vigueur. Le faucon crécerelle défend son territoire avec une grande fermeté, expulsant même des rapaces plus grands que lui.

Auxiliaire précieux de l’agriculteur, le faucon crécerelle se nourrit de souris, mulots, campagnols et jeunes rats ; aussi des insectes et parfois des grenouilles et des vers.

photo Indydan

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La chevêche d’Athéna

Le cri de la chevêche d’Athéna est un « werro » retentissant et criard. La chevêche d’Athéna est active de jour comme de nuit, mais elle chasse plutôt la nuit, à l’aube et au crépuscule. Pendant le jour, elle est souvent perchée à découvert sur des pylônes ou des arbres. Ses proies les plus fréquentes sont les insectes et les araignées, les souris et les campagnols.

photo Flavio

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Le hibou moyen-duc

Hibou de taille moyenne, le hibou moyen-duc a le plumage brun et chamois, densément tacheté et rayé sur l’ensemble de son corps. La tête est grande et ronde, mais on peut voir deux longues touffes auriculaires noirâtres, invisibles en vol. Elles sont situées près du milieu de la tête.

Le hibou moyen-duc vit dans les zones boisées, les taillis, les bosquets et les bouquets d’arbres, les petites plantations dans les campagnes ouvertes. En dehors de la saison de reproduction, il vit dans les marécages, les dunes côtières, les steppes et le semi-désert. Le hibou moyen-duc se nourrit de petits mammifères tels que les campagnols, les lapereaux, les jeunes rats. Il peut aussi attraper de petits oiseaux, des petits serpents et des insectes.

Dans les bois de la Vieille Perrotine, photo M_Geven

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Les lagunes de la Bétaudière

Ces lagunes qui permettent d’épurer les eaux usées avant qu’elles ne soient rejetées en mer offrent un havre de paix à toutes sortes d’oiseaux. Observation depuis le parking uniquement pour éviter tout dérangement intempestif.

Le grand cormoran

Le grand cormoran adulte en plumage nuptial est tout noir, avec des reflets bleu et vert-bronze. Le dos est gris-bronze avec des lisérés foncés. La queue est noire et assez longue. Le grand cormoran vit sur les côtes rocheuses ou sablonneuses, dans les estuaires, près des lacs et des grands cours d’eau. Il niche sur les falaises et les îles rocheuses, et se nourrit dans les eaux abritées. Il hiverne le long des côtes. Le grand cormoran se nourrit principalement de poisson et d’invertébrés aquatiques.

photo Joaquim Antunes

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L’oie cendrée

Au printemps, l’oie cendrée fréquente les marécages, les bords des lacs à la végétation riveraine importante. En hiver, elle recherche la douceur côtière et les endroits abrités. On la retrouve donc plutôt en bordure des réservoirs artificiels, des lacs et des estuaires mais aussi dans les prairies vallonnées et les champs talutés. En migration, les oies cendrées adoptent souvent une formation en V, à la manière d’autres oiseaux migrateurs comme les grues, les cormorans ou les mouettes. Les oies d’Europe volent en direction des côtes occidentales du continent ainsi qu’au bord de la Méditerranée.

photo Jean François Chamberlan

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La sarcelle d’hiver

La sarcelle d’hiver est le plus petit canard d’eau douce d’Europe. La sarcelle est un oiseau très sociable, qui est toujours en groupe. La sarcelle se nourrit de petites graines, et d’organismes microscopiques qu’elles trouvent dans le limon qu’elles filtrent à l’aide de leur bec.

photo Giansacca

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Le canard colvert

Le canard colvert mâle a un long corps gris, avec la poitrine brun-lilas. On peut voir un miroir irisé bordé de blanc sur les ailes du mâle et de la femelle, et des plumes recourbées vers le haut sur la courte queue du mâle. Le canard colvert est un canard barboteur se nourrissant à la surface de l’eau, et plongeant la tête sous la surface en basculant son corps, la queue tendue verticalement hors de l’eau, tout en nageant. Il patauge dans les eaux peu profondes mais ira aussi « brouter » sur le sol ou glaner des graines dans les cultures en hiver.

photo Giansacca

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Le canard pilet

Comme tous les canards de surface, le canard pilet se nourrit en basculant le corps vers l’avant pour chercher sa nourriture au fond des eaux peu profondes mais aussi en broutant à terre. Son menu est essentiellement végétarien : feuilles, rhizomes, graines et bourgeons des plantes palustres.

photo J. Gilbert

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Le canard souchet

Le mâle souchet est reconnaissable entre tous grâce à son gros bec gris, très élargi à l’extrémité, à sa tête vert-bouteille et ses iris jaunes. En saison normale, il fréquente les étangs, les marais, les bras morts des fleuves et des rivières. Il affectionne particulièrement les eaux douces et saumâtres. En hiver, il recherche la douceur des côtes marines. Les canards souchet migrent tôt, dès les premiers gels, pour rejoindre des zones tempérées ou chaudes. Certains traversent même la Méditerranée et le Sahara pour établir leurs quartiers d’hiver dans l’hémisphère sud.

photo Valter Jacinto

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Le fuligule milouin

C’est un oiseau de taille moyenne, légèrement plus petit que le colvert, avec une queue courte dont l’arrière est orienté vers le haut pendant la nage. ls y fréquentent les marais, les étangs, cours d’eau calmes et anciennes gravières aux berges couvertes de roseaux et d’iris. Ce canard plongeur occupe aussi les réservoirs artificiels et les lacs de barrage. Le fuligule milouin mange pratiquement tout ce qu’il peut atteindre en plongeant depuis la surface.

photo Carsten

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La foulque macroule

Plus grande que la poule d’eau, la foulque macroule est un oiseau de forme arrondie, au plumage entièrement noir, rehaussé par un bec et un écusson frontal blanc pur.  Elle fréquente les étangs, les lacs et les baies peu profondes, à végétation dense, mais aussi les pièces d’eau ouvertes. La foulque macroule est omnivore. Son régime alimentaire est essentiellement végétarien. Elle bascule et plonge régulièrement jusqu’à 2 mètres de profondeur pour s’alimenter, parfois jusqu’à 4 ou 5 mètres.

photo Giuss95

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Le goéland argenté

Abondant, il est en constante augmentation le long des côtes ouest de la France qu’il a progressivement colonisé au cours des récentes décennies. Il niche en colonies variant de plusieurs dizaines à quelques milliers de couples. Le nid, placé à terre dans l’herbe d’une corniche rocheuse, d’un îlot ou d’un toit est plus ou moins volumineux. Son alimentation est très variée. Il se nourrit de poissons, de mollusques et de crustacés mais aussi de vers de terre et de petits mammifères.

photo Lech’tirené

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Le ragondin

Pour la petite histoire, le ragondin est une espèce exotique introduite en France et qui a gagné Oléron à la nage depuis le proche continent. Pas mal n’est-ce pas ? Il n’est reste pas moins un mammifère indésirable qui participe à l’effondrement des digues par endroits.

photo Giansacca

Crédit photo d’illustration: Patrice @ Bordeaux

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Pour plus d’informations sur les oiseaux présentés plus haut, rendez-vous sur l’excellent site http://www.oiseaux.net

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12 Responses to Faune de l’ile d’Oléron

  1. Laurence 29 mars 2010 at 17:10 #

    Merci pour ces photos et ces descriptifs. J’ai déjà vu un certain nombre de ces oiseaux, mais sans être toujours capable de les nommer. Article très utile, donc.

  2. claudette bercier 21 mai 2010 at 16:00 #

    oui bonjour j,ai apperçu un oiseau beaucoup plus haut qu’un canard je dirais qu,il avait le corps du cormoran mais il était tout gris et le bec plus large que celui du souchet et gris aussi mais je n’ai pas trouvé le nom de cet oiseau malgré mes nombreuses recherches pourriez vous m,aider à l,identifier svp merci

    • laurentk 7 juin 2010 at 22:57 #

      Bonjour Claudette.
      Vous auriez une photo de cet oiseau à m’envoyer? Je pourrais peut-être la publier pour demander l’avis de tous….

    • jean pierre miped 16 février 2011 at 0:39 #

      plus haut qu’ un canard… Il y a maintenant à Oléron des ibis sacrés , comme chez les pharaons; ils ont un drôle de bec mais sont noir et blanc… et non gris . ou était votre oiseau? que faisait-il?

  3. Christopher Plummer 31 mai 2010 at 20:00 #

    Bonjour,

    Merci pour ce site tres interessant, mais il faudrait peut etre penser a remplacer votre photo de faucon crecerelle, qui montre en fait un crecerelle d’Amerique photographie au Canada, donc rien a voir avec l’espece qu’on rencontre d’habitude a Oleron.

    Salutations, C

  4. Gerfaut 11 juillet 2011 at 21:28 #

    Sur la photo devant représenter les fuligules milouins il y a 2 oiseaux.
    Au premier plan il s’agit bien d’une femelle de milouin.
    Mais en arrière plan il s’agit d’un mâle de nette rousse.
    Cordialement.

    Gérard.

  5. SEVERIN 10 août 2011 at 17:23 #

    Bonjour,
    La photo du milouin est plutôt celle d’une nette rousse… Le site d’oiseaux.net est très bien même pour les novices…
    Quand au chevreuil, ce serait plutôt un daim…
    Ce site à tout de même le mérite d’exister!

  6. lolita 26 mai 2012 at 20:07 #

    ce site est bien mais il parle que d’oiseaux et pas de poisson

  7. Patricia Duval 22 juillet 2013 at 13:52 #

    Je voudrais savoir s’il y a des circaètes à Oleron
    J’habite dans une zone de vignes et de bois,tous les ans j’entends plus que je ne vois,un couples de rapaces ,leurs cris ce sont 2 notes,pi.iou,pas comme la buse,que je connais bien,leur silhouette par contre fait penser à une buse,et cette Annee j’ai eu la chance d’en voir un ,il est très clair en dessous,c’est ça qui m’a fait penser à un circaète…

  8. esther 22 juillet 2013 at 21:06 #

    Bonjours quand je suis a l iles d’oleron avec mon frere jai vuedes gens pousser avec leurs raquette quelque chose dans l eau je suis aller voir et cetais un serpent mais il ne faisaitque unpeu pres 30 cm avec une sortes de y sur sa tete il avait le bout de la queu rose violet et resembler a un verre je suis aller le montrer au sauvteur et il ne savait pas se que cetait il lon poser sur une dune mais quand je suis revenue le voire il etait plusque griller je vous direr plus de detaille si jamais je nest pas de photo

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